Tous les résistants, les réfractaires au Service du Travail Obligatoire, les politiques, les otages, arrêtés par la Gestapo, torturés, incarcérés puis emprisonnés dans les prisons du Reich, déportés dans les camps d’extermination ou de concentration en Allemagne, en Autriche, en Pologne, en Tchécoslovaquie, qui sont cités dans ce mémoire, avaient tous un lien professionnel avec LES FORGES ET ACIERIES DE POMPEY. Tous les rescapés et des familles d’internés morts ou disparus étaient membres de l’Association des déportés de POMPEY et des environs. Aujourd’hui ces rescapés sont presque tous décédés. N’oublions pas. Ils ont sacrifié leur jeunesse, leur vie pour un seul idéal : la liberté en combattant l’idéologie fasciste.


1 – Déportés décédés ou disparus :

 

ARMAND
BESANÇON Bernard Alexandre Jules
DAGOUSKI
DRAPIER Jean
GRIMAL Georges
JACQUET Charles
JACQUOT Jean

LAVIGNE Jean
MARTON François
PIERSON Lucien
POIRION
TOURETTE Pierre
TOURETTE Jacques
SCHLECHT Suzanne

2- Déportés décédés dès ou après leurs retours de déportation :

 

BATELIER Edmond
BARBERY Daniel
BIEGE Louis
BIGARÉ Ferdinand
BEAUCOUR Auguste
BERNARD René
BREG Louis
CHAMPOUGNY André
CHRETIEN Georges
CLOSS Pierre
DAGO Mario
DARMOIS Henry
DEBIAS André
DEHAN Jean
DUBOIS Marcelle
FOUSSE Adlophe
FROCOT Hubert
FURHMANN René
FUSS Gabriel
GENESTE Robert
GROSSE André
GUERIN Christiane

HARLON Jean
LEJAL Jacques
LAURENT Jean
KLUFTS Emile
MAGIS Robert
MAUCHAMP Maurice
METZINGER Emile
MORUZZI André
MUNSCH Maurice
NOEL Gaston
PIERSON Lucien
PUCHOT Raymond
RHEIN René
ROUSSEAUX Jean
ROYER Albert
TANNEUR Jeanne
SCHMIDT Robert
SCHMIDTT Jean
STEWART Jean-Claude
TEPUS Yvan
WINANDY Jean-Marie

 

3 - Déportés pour lesquels aucune information n’est connue :

FOULDRIN Raymond

 


1 – Déportés décédés ou disparus :


ARMAND : disparu.
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BESANCON Bernard Alexandre Jules : est né le 09 octobre 1921 à FROUARD. Il est décédé lors de son transfert du camp de COMPIEGNE-ROYALLIEU au camp de concentration de DACHAU. Son décès est enregistré à DACHAU le 05 juillet 1944. La mention "Mort en déportation" lui est attribuée par l’Arrêté du 21/07/1987.
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DAGOUSKI dit Papillon : disparu.
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DRAPIER Jean, est né le 24 août 1922, il demeure à la Croix de Mission à FROUARD lorsqu’il est arrêté le 2 mars 1943 après une rafle. Il est incarcéré à la prison d’ECROUVES le 9 mars sous le matricule 1786 puis transféré au camp de COMPIEGNE ROYALLIEU le 10 mars 1943. Il est considéré disparu, aucune information n’est connue pour la suite de son parcours.
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GRIMAL Georges, est né le 18 janvier 1927 à POMPEY. Il est incarcéré au KZ-NECKARELZ où les détenus travaillaient dans une usine d’armement, dans le Bade Wurtemberg, ce camp était le centre des six «camp Neckar » dépendant du KL de NATZWEILER-STRUTHOF. Après le bombardement du village le 22 mars 1945, les détenus du camp sont évacués par train et il circule pour rejoindre DACHAU entre le 28 mars et le 04 avril 1945. Après une longue odyssée le train stationne trois jours dans une prairie entre OSTERBURKEN et ADELSHEIM. Les déportés sont affamés et affaiblis. Georges GRIMAL serait décédé le 02 avril 1945 à OSTERBURCKEN.
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JACQUET Charles JACQUET Charles: Il est né le 2 décembre 1893 à Lyon (Rhône 2ème arrondissement). Il habite rue de l'Eglise, à Pompey (Meurthe-et-Moselle) au moment de son arrestation. Il est chef d'équipe aux Aciéries de Pompey, service "chemin de fer". C’est l'un des organisateurs du Syndicat des Métaux et joue un rôle important dans les grèves de juin et novembre-décembre 1936 à POMPEY. Il est secrétaire du Syndicat des Métaux pour Pompey, dès sa création. De la tendance unitaire (CGTU), c’est l'un des 6 membres de la délégation de Meurthe-et-Moselle au Congrès de Nantes de 1938 qui condamne majoritairement les Décrets lois DALADIER et qui décide d'une grève générale.

Charles JACQUET (Ainsi que tout le bureau du syndicat des métaux de Pompey) est licencié dans la vague de répression qui suit l'échec de la grève générale des 29 et 30 novembre 1938 (20, 6 % de grévistes dans les Métaux, 8 % dans la métallurgie, 20, 4% dans les mines de fer). Il travaille alors à la S.N.C.F tout en restant à la tête du syndicat. En septembre 1939, il se désolidarise publiquement de l'URSS et déclare ne plus avoir rien de commun avec le "PC-SFIO" Il quitte le Parti communiste à la suite du Pacte germano-soviétique. Le 17 avril 1942, la Feldgendarmerie l'arrête à son domicile, à l'heure de midi, au cours d'une grande rafle dans Pompey et Frouard, à la suite d'une distribution de tracts contre l'occupant la nuit précédente. Quinze ou vingt hommes sont emmenés comme otages. Certains avaient assuré des responsabilités diverses en tant que syndicalistes métallurgistes avant la déclaration de la guerre. Interrogés dans les locaux de la Gestapo rue Albert 1er à NANCY (où une plaque commémorative a été apposée), ils sont conduits à la prison Charles III de NANCY. La plupart sont relâchés, sauf Charles JACQUET et Lucien PIERSON de Frouard. Ils sont placés en "cachots secrets". Leurs familles ne les reverront plus. Au début de juin, Charles JACQUET est remis aux autorités allemandes et il est interné au camp de ROYALLIEU à COMPIEGNE centre de transit (Le second est DRANCY pour les personnes de confession juive) en vue de sa déportation comme otage. Il est déporté à AUSCHWITZ dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 ».

Ce convoi d’otages est composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à AUSCHWITZ) Ces arrestations sont des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les « judéo-bolcheviques» responsables, pour Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941. Son matricule à AUSCHWITZ n’est pas connu. Le numéro "45681" est signalé comme incertain et il correspond à une tentative de reconstitution de la liste du convoi par matricules, qui n’a pu aboutir en raison de l’existence de quatre listes alphabétiques successives, de la persistance de lacunes pour plus d’une dizaine de noms et d’incertitudes sur plusieurs centaines de numéros matricules.

Après l’enregistrement, il est enfermé pour la nuit au Block 13 (les 1170 déportés du convoi y sont entassés) Le 9 juillet ils sont transférés à pied au camp subordonné de BIRKENAU situé à 4 km du camp principal. Le 13 juillet il est interrogé sur sa profession. Les spécialistes dont les SS ont besoin pour leurs ateliers sont sélectionnés pour être employés à AUSCHWITZ II (approximativement la moitié du convoi) tandis que l’autre moitié reste à Birkenau pour être employés au terrassement et à la construction des Blocks. Les conditions de son décès ne sont pas connues. Ils ne sont plus que 119 survivants sur les 1170 immatriculés à AUSCHWITZ trois ans plus tôt : 1051 de leurs compagnons de déportation ont disparu dans de terribles souffrances. Le 17 mars 1984, une rue à son nom est inaugurée dans un nouveau quartier de Pompey.

(Source :http://politique-auschwitz.blogspot.fr)

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JACQUOT Jean : âgé de 20 ans, demeurant aux Ecoles de POMPEY, Instituteur intérimaire à l’Ecole de Pompey, il est arrêté le 2 mars 1943 puis écroué à la prison d’ECROUVES sous le matricule 1748. Il est transféré le 10 mars à COMPIEGNE-ROYALLIEU. Il serait considéré comme disparu. Il pourrait s’agir de JACQUOT Jean, né le 18 mai 1921 à Fesches-le-Châtel (Doubs), décédé le 22 janvier 1945 à Sud-Lager camp d'OHRDRUF (Allemagne).
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LAVIGNE Jean : Lucien, Dominique, né le 28 octobre 1922 à FROUARD, employé de bureau, et il y demeurait 39 rue de l’Hôtel de Ville. Arrêté le 2 mars 1943 après une rafle il est emprisonné à la prison d’Ecrouves le 8 mars sous le matricule 1776. Il est transféré au camp de COMPIEGNE ROYALLIEU le 10 mars et il est intégré au transport n° 94 du 20 avril pour le camp de MAUTHAUSEN (Matricule 28 239) Il sera successivement transféré aux camps de WIENER-NEUDORF et WIENER-NEUSTADT où Il serait décédé le 26 septembre 1943.
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MARTON François :né le 03 avril 1906 à MOIVRON (54), demeurant à FROUARD, père de 5 enfants, réfractaire du STO, en fuite, il est arrêté par la milice à VALENCE en compagnie de Jean ROUSSEAUX, René BERNARD et René FURHMAN. Ils sont conduits  à LYON et interrogés brutalement par les miliciens. François MARTON qui réclame de l’eau est obligé de boire de l’eau chaude. Puis ils sont transférés au camp de ROYALLIEU à COMPIEGNE, puis à  AUSCHWITZ le 27 avril 1944 dans le convoi dit « des Tatoués » où il reçoit le matricule 186040, tatoué sur l’avant-bras gauche. Il est transféré à BUCHENWALD le 14 mai 1944 avec ses camarades mais ensuite il n’est pas intégré au convoi devant rejoindre FLOSSENBURG. Selon  les  documents émanant de « la Fondation pour la mémoire de la déportation »   il serait décédé au camp de DORA (Usine d’armement souterraine) le 28 décembre 1944. Jusqu’au camp de BUCHENWALD il était dans le groupe solide d’amis constitué de Jean ROUSSEAUX, René BERNARD et René FURHMAN.
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PIERSON Lucien : est né le 21 décembre 1901 à Frouard (Meurthe-et-Moselle) il habite au 36 rue de l'Hôtel de Ville à FROUARD au moment de son arrestation. Il est marié, père d’un enfant. Métallurgiste, il est employé comme lamineur aux Forges et Aciéries de Pompey. Adhérent du Parti communiste depuis sa création (1920), il est délégué syndical (CGT) depuis 1936 et membre du Bureau syndical. Le 7 avril 1942, à 4 heures du matin, la Gestapo l'arrête à son domicile, à son retour du travail, à la même date que Fernand BIGARÉ et Charles JACQUET. Il est interné au camp de ROYALLIEU à COMPIEGNE, en vue de sa déportation comme otage. Il est déporté à AUSCHWITZ dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 ». Ce convoi d’otages composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à AUSCHWITZ) ils étaient les otages par rapport aux représailles allemandes destinées à combattre, en France, les « judéo-bolcheviques » responsables pour Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941. Son numéro d’immatriculation lors de son arrivée à AUSCHWITZ le 8 juillet 1942 est inconnu. Après l’enregistrement, il passe la nuit au Block 13. Le 9 juillet tous sont conduits à pied au camp annexe de BIRKENAU, situé à 4 km du camp principal. Le 13 juillet il est interrogé sur sa profession. Les spécialistes dont les SS ont besoin pour leurs ateliers sont sélectionnés et vont retourner à AUSCHWITZ. Aucun des documents sauvés de la destruction, ordonnée par les SS peu de temps avant l’évacuation d’Auschwitz, ne nous permet de savoir dans quel camp il est affecté à cette date. Il décède le 18 septembre 1942 d’après les registres du camp. Sa mort à AUSCHWITZ, aurait été annoncée à sa famille par la Gestapo en 1942. Selon le témoignage de Fernand BIGARÉ son corps fut brûlé dans un des crématoires du camp de BIRKENAU à la suite d'une grande "sélection" des inaptes au travail dans le camp, qui l'avait conduit à mourir dans une chambre à gaz. Il est déclaré "Mort pour la France" et "Mort en déportation" J.O. du 14 décembre 1997. Une plaque scellée à la Mairie de FROUARD rappelle son souvenir. Son nom figure sur le monument aux Morts du cimetière communal. Son fils l’a représenté au sein de l’Association.
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POIRION : disparu.
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TOURETTE Pierre : né le 17 avril 1882 à BOUXIERES AUX DAMES. Il est interpellé par la Gestapo et incorporé dans le neuvième transport de « NN » vers le SS-Sonderlager d’HINZERT au départ le vendredi 28 août 1942 de Paris. Il est composé de 29 hommes, dont 28 français et 1 belge. Le motif d’arrestation connu, pour 12 d’entre-eux, c’est la détention illégale d’armes de chasse ou de guerre, 3 sont originaires de Meurthe-et-Moselle et ils sont arrêtés ensemble en juillet 1942 pour leurs activités dites « communistes ») (La famille DAGO). Il serait décédé le 08 mai 1945 à BUCHENWALD.
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TOURETTE Jacques : né le 23 octobre 1919, le fils de Pierre TOURETTE, il est intégré dans le convoi du 06 avril 1944 au départ de COMPIEGNE à destination du camp de concentration de MATHAUSEN, il serait décédé le 11 février 1945 à GUSEN-MATHAUSEN (Autriche).
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SCHLECHT Suzanne : né le 04 mai 1914 à POMPEY, incarcérée au KZ de RAVENSBRUCK, elle serait décédée le 27 avril 1945 à UNTERTRAUBENBACH. Selon mes recherches elle a très vraisemblablement été transférée au camp de concentration de FLOSSENBURG, ou dans un de ses kommandos, dans les premiers mois de l’année 1945. Le 22 avril 1945 les habitants d’UNTERTRAUBENBACH voient arriver une colonne de détenus affamés encadrée par des SS, c’est une colonne à pied évacuée du camp de FLOSSENBURG. Au cours de la nuit du 22 au 23 avril 1945 les habitants ont enterré des corps de détenus abattus par les SS entre UNTERTRAUBENBACH et THIERLSTEIN. Les SS ont érigé des barrages antichars dans le village pour ralentir l’arrivée des soldats américains. Des fusillades ont été entendues et beaucoup de SS se sont enfuis en abandonnant leurs armes. La moitié du village sera brûlé.
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2- Déportés décédés dès ou après leurs retours de déportation :




BATELIER Edmond : demeurant à FROUARD, et travaillant aux Aciéries, il est déporté au camp de DACHAU. Il est aujourd’hui décédé.
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BARBERY Daniel : né le 12 mai 1922, il demeure 105 rue des Jardins Fleuris à Pompey lorsqu’il est arrêté le 2 mars 1943 lors d’une rafle à NANCY. Incarcéré à la prison d’Ecrouves le 08 mars avec le matricule 1754, il est transféré à COMPIEGNE-ROYALLIEU le 10 mars. Il est intégré au transport n° 94 du 20 avril 1943 à destination du camp de concentration de MAUTHAUSEN avec le matricule 27 765. Il sera ensuite transféré à EBENSEE où il sera libéré le 06 mai 1945. Il est décédé le 21 janvier 1990.
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BIEGE Louis : né le 03 décembre 1921, demeurant 58 Place Nationale à Frouard au moment où il est arrêté le 2 mars 1943 lors d’une rafle. Alors que la majeure partie des jeunes de FROUARD et de POMPEY est relâchée, le maire et la famille sont toujours sans nouvelles de lui à la date du 15 juin. Il est incarcéré à Ecrouves le 9 mars 1943 sous le matricule 1827, puis Il est transféré à COMPIEGNE-ROYALLIEU le 10 mars pour être intégré au transport n° 94 du 20 avril 1943 à destination du camp de MATHAUSEN (Matricule 27 797) Ensuite il sera transféré à WIENER-NEUSTADT, puis SCHLIER et enfin EBENSEE d’où il sera libéré le 06 mai 1945.
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BIGARÉ FerdinandBIGARÉ Ferdinand: Il est né le 1er juillet 1906 à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle). Il est probablement arrêté comme otage à la suite du sabotage du transformateur d’AUBOUE dans la nuit du 4 au 5 février 1942, qui déclenche une vague d’arrestations dans le département. Il est transféré au camp de ROYALLIEU à COMPIEGNE. Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages de confession juive dont les déportations sont décidées en représailles des actions armées par la résistance communiste contre l’armée allemande. Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de COMPIEGNE et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées à 9 h 30. Le 8 juillet 1942, Ferdinand BIGARÉ est enregistré à AUSCHWITZ sous le matricule 45247. Après l’enregistrement, les 1170 arrivants sont entassés dans le Block 13 où ils passent la nuit. Il est affecté au Kommando de la forge et au Block 16 A. À la mi-août 1943, il est parmi les “politiques” français rassemblés (entre 120 et 140) et placés en “quarantaine” au premier étage du Block 11, le Block de la prison. Exemptés de travail et d’appel extérieur, ils sont témoins des exécutions massives de résistants, d’otages polonais et tchèques et de détenus du camp contre le mur situé au fond de la cour fermée séparant les Blocks 10 et 11. Le 12 décembre 1943, à la suite de la visite d’inspection du nouveau commandant du camp, le SS-Obersturmbannführer Arthur LIEBEHENSCHEL ils sont renvoyés pour la plupart dans leurs Blocks et Kommandos d’origine. Le 17 et le 27 avril 1944, Ferdinand BIGARÉ est inscrit sur un registre du Block 20 (maladies contagieuses) du REVIER. Le 7 septembre 1944, il est transféré au camp de GROSS ROSEN dans la région de WROCLAW où il est immatriculé 40975. Le 10 février 1945, il est parmi les dix-huit du convoi des “45000” évacués en wagons découverts à HERSBRUCK Kommando du camp de FLOSSENBURG. HERSBRUCK l’un des kommandos les plus meurtriers pour les détenus. Là, ils sont affectés pendant un temps au déblaiement des voies bombardées de la gare de NUREMBERG. Le 8 avril, avec six camarades, il se trouve dans une colonne de détenus évacués du camp à marche forcée. Ils arrivent au KL Dachau le 24 avril, épuisés et affamés. Le 29 avril 1945, le camp de Dachau est libéré par l’armée américaine. Il aura subi trois années de déportation. Ferdinand BIGARÉ décède le 7 septembre 1991.

(Source : http://politique-auschwitz.blogspot.fr)

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BEAUCOUR Auguste : déporté à MATHAUSEN, décédé le 19 mars 1987.
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BERNARD René
BERNARD René : travaille aux Aciéries et demeure à FROUARD. Il est réfractaire au STO, en fuite, il est arrêté à VALENCE puis incarcéré par la Milice et la Gestapo à LYON. Il est transféré au camp de COMPIEGNE-ROYALLIEU puis déporté successivement aux camps de concentration d’AUSCHWITZ (Matricule 185063) BUCHENWALD (Matricule 52790) et FLOSSENBURG, il est décédé le 13 novembre 1981.
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BREG Louis : déporté au camp de BUCHENWALD, décédé le 06 novembre 1988.
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CHAMPOUGNY André : est né le 14 juin 1923 à Toul et il demeure à POMPEY. Dans les derniers jours du mois d’août 1944, alors que les troupes alliées avancent sur tout le territoire français, les allemands évacuent les villes occupées en emmenant des prisonniers qu’ils déportent, notamment, au camp de NATZWEILER. Ainsi, le 30 août, ce sont au moins 381 hommes, originaires de CLERMONT-FERRAND en majorité, de NANCY et d’EPINAL qui sont immatriculés dans ce camp après un voyage de dix jours. Le groupe de CLERMONT est rejoint par un autre groupe de détenus des prisons de NANCY et d’EPINAL, évacuées elles aussi : au moins 66 détenus de la prison d’EPINAL sont d’abord emmenés jusqu’à la prison de NANCY, en voitures cellulaires, ensuite la prison de NANCY est à son tour vidée de 74 prisonniers dont André CHAMPOUGNY. Ils sont tous dirigés vers la gare de STRASBOURG dans un wagon qui est accroché à celui des détenus de CLERMONT-FERRAND. Ils prennent alors la direction de ROTHAU, à proximité du KL de NATZWEILER. La montée jusqu’au camp, situé à environ huit kilomètres, se fait à pied. A peine arrivés au camp de NATZWEILER, tous ces hommes sont évacués vers le camp de DACHAU, avec tous les autres déportés du camp, dans plusieurs transports, à partir du 4 septembre 1944. Il sera libéré à DACHAU. André CHAMPOUGNY est décédé.
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CHRETIEN Georges : demeure à POMPEY, résistant sous le pseudonyme de PORTHOS, il participe à de nombreuses actions contre l’occupant, il échappe à son arrestation par la Milice et la Gestapo qui le surveillent. Il est l’auteur de ce souvenir historique pour notre ville où le 10 novembre 1943 à 22 heures le drapeau français flottait sur la cheminée du Haut fourneau n° 1 de l’usine. Les réactions de la Direction allemande furent immédiates déclarant l’état de guerre entre la Direction allemande et le personnel de l’usine. Elle supprime les distributions de charbon et de vivres aux ouvriers. Elle menace d’incarcération les auteurs et les sapeurs-pompiers qui ont laissé flotter le drapeau tricolore jusqu’à 17 heures 20 le 11 novembre. Il est décédé le 16 novembre 1985.
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CLOSS Pierre : né le 08 avril 1920, ouvrier à l’usine, il demeure à FROUARD. Il est arrêté le 02 mars 1943 au cours d’une rafle puis incarcéré à la prison d’ECROUVES le 08 mars sous le matricule 1781. Il est transféré le 10 mars au camp de COMPIEGNE-ROYALLIEU, puis intégré dans le transport n° 94 du 20 avril 1943 à destination du camp de MATHAUSEN (Matricule 27 909) Il sera successivement affecté à LOIBL PASS (Creusement d’un tunnel routier) puis GUSEN II d’où il sera libéré le 05 mai 1945. Il est décédé.
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DAGO Mario DAGO Mario: arrêté le 14 juillet 1942 comme résistant dans le groupe PACI, classé NN (Nacht und Nebel – le secret total sur la destination et lieu d’incarcération) il est interné à la prison de la SANTÉ. Le neuvième transport de « NN » vers le SS-Sonderlager d’HINZERT part le vendredi 28 août 1942 de Paris, il est composé de 29 hommes, dont 28 français et 1 belge. Les motifs d’arrestation connus, pour 12 d’entre-eux c’est la détention illégale d’armes de chasse ou de guerre, 3 résistants originaires de Meurthe-et-Moselle sont arrêtés ensemble en juillet 1942 pour leurs activités dites « communistes » ce sont les frères DAGO et leur père, 2 autres résistants originaires du département des Vosges, appartenaient au groupe des Francs-Tireurs et Partisans français.

Il est successivement incarcéré au camp de concentration d’HINZERT (Matricule 4985) dans les prisons de DIEZ, BRIEG, LÖWEN, BRESLAU, LANGENBIELAU où il subit les pires tortures : il est entre-autres ligoté dos-à-dos avec un autre détenu durant plusieurs jours sans boire ni manger. Compte tenu de l’avancée de l’Armée Soviétique, Mario DAGO est intégré dans un convoi évacué de la prison de LANGENBIELAU et il est immatriculé au camp de concentration de FLOSSENBURG sous le n° 89527, le 06 avril 1945 il est transféré au Kommando de DRESDE (Camp secondaire de FLOSSENBURG) puis évacué à DACHAU d’où il est libéré le 29 avril 1945.

Son frère DAGO Florent a été exécuté le 24 octobre 1943 à SCHWEIDNITZ et son père DAGO, Tranquillo aurait été exécuté à la prison de WITTLICH après un jugement du 18 août 1944 par le Tribunal de BRESLAU. Après avoir travaillé aux Aciéries Mario ouvre l’Hôtel Restaurant des ROUTIERS à FROUARD. Il est décédé.
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DARMOIS Henry : déporté au camp de BUCHENWALD, décédé.
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DEBIAS André

DEBIAS André, né le 16 novembre 1922, il est marié à Lucie ROUSSEAUX et demeure à POMPEY rue de METZ. Il est père de deux enfants. Son père recherché par la Gestapo dirige un réseau de résistance à NANCY. André est arrêté le 02 mars 1943 à NANCY au cours d’une rafle devant la Brasserie Viennoise après une manifestation des jeunes patriotes dans cette ville. Réfractaire au STO la Gestapo le presse brutalement de dénoncer la cache de son père qu’il ignore. Sa détention est maintenue à la prison d’ECROUVES (54) depuis le 8 mars sous le matricule 1772. Il est transféré à COMPIEGNE-ROYALLIEU le 20 mars puis intégré au transport n° 94 du 20 avril 1943 à destination de MATHAUSEN (Matricule 27 945) après 5 jours et cinq nuits de transport, puis le 15 mai 1943 il est intégré à un convoi à destination de NEUSTADT dans la banlieue de VIENNE.

Il travaille comme électricien dans une usine qui est bombardée le 13 juillet 1943. Il est transféré au camp de REDL ZIPF dans le Tyrol autrichien. Les kommandos construisent une usine souterraine pour la production de fusées V2 à carburant.

Vers le 10 décembre 1943 il s’évade seul par une température de – 28°. Après une cavale qui dure plusieurs semaines mais alors qu’il arrive dans la banlieue de STRASBOURG il est arrêté par une patrouille allemande. Après un interrogatoire musclé il est raccompagné dans son camp d’origine par quatre soldats. A son arrivée il est battu à coups de bâton par le Commandant du camp jusqu’à son évanouissement. Il est présenté sur la place d’appel munis de gros boulets aux chevilles au moment du retour des kommandos du travail. On l’enchaîne dans une pièce servant de lavabos jusqu’à son transport à MATHAUSEN où il est enfermé dans la cellule 20 de la forteresse, les mains attachées à un radiateur durant 33 jours debout avec un repas tous les quatre jours.

Il n’est pas fusillé ou pendu mais transféré à BUCHENWALD et il rejoint fin février 1944 le kommando de DORA où son travail forcé consiste à poser des voies de chemin de fer pour la liaison avec l’usine souterraine. Il était FLUG PUNKT (Tir à vue) et sa veste comportait une cible noire blanche et rouge. Au mois d’avril 1945 2000 détenus évacuent et ils sont embarqués dans un train qui atteint RAVENSBRUCK au bout de dix jours de voyage.

Son Kommando est chargé de creuser des fossés antichars pour ralentir la progression des blindés russes. Du fait de l’avancée de l’armée rouge sur le front l’évacuation à pied se fait centaine par centaine chacune encadrée par 20 SS. Il s’évade au cours de la marche forcée et il est recueilli par des soldats de l’armée soviétique. Il rejoint l’armée américaine puis la Belgique par la Hollande pour se retrouver au centre de rapatriement de LILLE. Le 21 mai 1945 il arrive sur le quai de la gare de NANCY à 3 heures du matin. Il pèse 38 kg. Il est titulaire de la médaille des évadés. Il est décédé.
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DEHANT Jean , le 11 novembre 1943 le drapeau français est hissé secrètement au sommet d’une des cheminées des hauts fourneaux par Georges CHRETIEN (Qui réussira à échapper à la Gestapo) Jean DEHANT et Maurice MAUCHAMP. Le 24 février 1944 Jean DEHANT est arrêté par la Gestapo, transféré à COMPIEGNE ROYALLIEU puis déporté à AUSCHWITZ (Matricule 185401) convoi du 27 avril 1944 dit convoi des Tatoués, puis BUCHENWALD (Matricule 53745) (Ancien responsable du Service Social des Aciéries). Il est décédé.
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DUBOIS Marcelle , épouse de monsieur DUBOIS directeur de la Société des Pompes Funèbres Générales à POMPEY durant plusieurs décennies. Employée à la Mairie de BESANCON dès 1940 elle commence par établir de fausses cartes d’identité et d’autres faux documents pour permettre aux évadés de rejoindre la ligne de démarcation. Elle cache de nombreux réfractaires au Service du Travail Obligatoire. En liaison avec les Groupes de francs-tireurs elle est chargée de constituer des dépôts d’armes sous le pseudonyme de Madame ADELE puis de Madame RENEE. Elle est dépositaire des tracts et des journaux clandestins. Elle assure le ravitaillement des réfractaires et des maquisards, elle collecte des fonds. Elle est interpellée par la Gestapo le 10 septembre 1941. Conservant son sang-froid elle nie et faute de preuves elle est relâchée. A sa sortie de prison elle poursuit ses activités clandestines qui durent jusqu’au 28 février 1944 date de sa seconde arrestation. Elle est enfermée durant 47 jours à la prison de la Butte à BESANCON puis au fort de ROMAINVILLE. Elle est déportée au camp de concentration de RAVENSBRUCK le 20 mai 1944 puis au Kommando de SEVODAN-SUR-EGGER camp subordonné au camp de concentration de FLOSSENBURG. Elle est libérée le 07 mai 1945 par l’armée américaine. Elle est sérieusement handicapée à la suite des tortures et des mauvais traitements subis. Le 20 novembre 1946 pour sa brillante conduite elle est décorée de la médaille de la Résistance et de la Croix du Combattant Volontaire de la Résistance le 20 novembre 1946. Le 9 juin 1948 elle est nommée Sous-Lieutenant dans la Résistance Intérieure française. Elle est décorée le 21 mars 1960 de la Croix de Chevalier de la Légion d’honneur et de la Médaille Militaire avec palmes. La cérémonie a été ponctuée par un brillant discours du Docteur ZIVRÉ Maire de POMPEY. Elle est décédée.
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FOUSSE Adolphe , déporté aux camps d’AUSCHWITZ (Matricule 185570) BUCHENWALD (Matricule 53978) puis FLOSSENBURG il est décédé le 11 septembre 1972.
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FROCOT Hubert , né le 18 janvier 1911, à partir du camp de COMPIEGNE ROYALLIEU il est embarqué dans le convoi du 27 avril 1944 dit « des Tatoués » pour être déporté aux camps d’AUSCHWITZ (Matricule 185585), et de BUCHENWALD (Matricule 53302) puis FLOSSENBURG. Il est décédé.
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FUHRMANN René

FUHRMANN René , réfractaire au STO, en fuite il est arrêté à VALENCE puis incarcéré par la Milice et la Gestapo à LYON. Après des interrogatoires brutaux, Il est transféré au camp de COMPIEGNE-ROYALLIEU puis déporté aux camps d’AUSCHWITZ (Matricule 185588) BUCHENWALD (Matricule 52788) FLOSSENBURG, il est décédé le 10 juin 1966. Il était père de 7 enfants. (voir sa carte)
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FUSS Gabriel , déporté à DACHAU, il est décédé le 11 septembre 1972.
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GENESTE Robert , né le 21 octobre 1911 à DOMBASLE, dans le convoi du 27 avril 1944, dit « des Tatoués » parti de COMPIEGNE-ROYALLIEU, il est déporté à AUSCHWITZ (Matricule 185646) BUCHENWALD (Matricule 53744) Il est décédé le 18 juillet 1986.
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GROSSE André , tourneur au service Etirage, ancien dirigeant de la section OFP football, il est déporté dans plusieurs camps. Il est décédé le 16 janvier 1979.
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GUERIN Christiane

GUERIN Christiane , sa famille est une cellule de résistance active à POMPEY. Début août 1944 à l’âge de 18 ans elle est arrêtée à son domicile de POMPEY par la Gestapo ainsi que son père, son frère et un jeune réfugié recueilli par ses parents. Elle est interrogée brutalement puis emprisonnée à la prison Charles III à NANCY. Elle est déportée à RAVENSBRUCK le 28 septembre 1944 puis à HAMBOURG. Libérée, marquée dans sa chair, elle est évacuée vers la SUEDE puis par avion en France. Elle est décédée le 20 octobre 1975. Une rue de POMPEY a été baptisée à son nom. (voir sa carte)
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HARLON Jean , il est arrêté par la Gestapo en 1943 pour des actes de résistance. Après un transit au camp de COMPIEGNE, il est déporté aux camps d’AUSCHWITZ (Matricule 185726) BUCHENWALD (Matricule 53227) puis FLOSSENBURG. Il est décédé le 31 décembre 1984.
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LEJAL Jacques , né le 03 mai 1923, étudiant il est arrêté le 2 mars 1943 au cours d’une rafle à NANCY, il est incarcéré à la prison d’ECROUVES le 8 mars sous le matricule 1768. Il est ensuite transféré au camp de COMPIEGNE-ROYALLIEU le 10 mars 1943. Il est intégré au convoi n° 94 du 20 avril 1943 à destination du camp de MATHAUSEN sous le matricule 28256. Il sera transféré au camp d’EBENSEE d’où il sera libéré. Il est décédé (Ancien Directeur du personnel aux Aciéries)
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LAURENT Jean , déporté au camp de MATHAUSEN, décédé.
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KLUFTS Emile , déporté au camp d’HINZERT, décédé.
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MAGIS Robert , né le 22 juillet 1922 à FROUARD, contremaitre au service parc à stock aux Aciéries de POMPEY, il appartient au réseau de résistants du Groupe « Lorraine ». Arrêté, il est déporté successivement dans les camps de concentration de BUCHENWALD et SCHÖNEBECK. Il est décédé le 11 juillet 1971.
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MAUCHAMP Maurice , le 11 novembre 1943 le drapeau français est hissé secrètement au sommet d’une cheminée des hauts fourneaux par Georges CHRETIEN (Qui échappera à la Gestapo) Jean DEHANT et Maurice MAUCHAMP. Il est déporté et il décède le 22 mars 1975.
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METZINGER Emile , déporté aux camps d’AUSCHWITZ (Matricule 186074) BUCHENWALD (Matricule 53266), FLOSSENBURG, il est décédé.
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MORUZZI André , déporté au camp de MATHAUSEN, décédé.
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MUNSCH Maurice , résistant demeurant à FOUARD, il est interpellé par la Gestapo et torturé. Il n’a jamais parlé. Transféré au camp de concentration de NEUENGAMME il y décédera. Son corps sera rapatrié d’Allemagne dans les années 1960 et inhumé au cimetière de FROUARD en présence du Chanoine BERNECKER, de l’Abbé TULLI et du Curé DE VIENNE. Le Maire monsieur FRIGERIO et de nombreuses Associations patriotiques lui ont rendu hommage.
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NOEL Gaston , déporté au camp de concentration de NEUENGAMME. Décédé.
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PIERSON Lucien , Directeur des Aciéries, il refuse de se soumettre aux ordres des occupants et il entre dans les rangs de « Lorraine Résistance ». Il parvient à soustraire plusieurs centaines de jeunes au Service du Travail Obligatoire. Dans le même temps il fait embaucher à l’usine des alsaciens, des mosellans et des prisonniers évadés. Il est interpellé par la Gestapo le 09 juin 1944 pour attitude antiallemande et il est déporté au camp de concentration de NEUENGAMME. Mobilisé en 1914 il était titulaire de 3 citations à l’Ordre de l’Armée, de la Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur et de la Croix de Guerre 1914-1918. Il est promu au grade d’Officier de la Légion d’Honneur en 1959 et celui de Commandeur en 1968. Il est décédé le 07 septembre 1971.
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PUCHOT Raymond , ajusteur au Tour à cylindres, résistant du Groupe « Lorraine ». En compagnie de Robert MAGIS il organisait une chaîne d’évasion des prisonniers de guerre. Recherché par la Gestapo il décide de rallier les forces françaises libres via l’Espagne. Au cours de son périple il est interpellé et emprisonné à la prison du Fort du Hâ à BORDEAUX. Après un transfert à COMPIEGNE il est dirigé vers le camp de concentration de BUCHENWALD. Il a été décoré de la Croix de Chevalier de la Légion d’honneur.
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RHEIN René , François , né le 1er juillet 1922, demeurant à POMPEY 1 rue de de METZ, employé de bureau, il est arrêté le 2 mars 1943 au cours d'une rafle. Il est incarcéré le 9 mars à la prison d’ECROUVES sous le matricule 1812. Il est transféré au camp de COMPIEGNE-ROYALLIEU le 10 mars, puis il est intégré au transport n° 95 du 28 avril 1943 à destination du camp de SACHSENHAUSEN avec le matricule 65 081. Il pourrait avoir intégré dans un transport dit HEINCKEL à destination du camp de FLOSSENBURG en février 1945 d’où il aurait été libéré en mai 1945.
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GUERIN Christiane

ROUSSEAUX Jean , né le 27 janvier 1922 et demeurant à POMPEY 122 rue de METZ. Il est interpellé une première fois lors d’une manifestation à NANCY et il est incarcéré à la prison CHARLES III. Il est libéré suite aux demandes pressantes de la Direction des Forges et Aciéries de POMPEY. Réfractaire du STO, en fuite de l’usine de VÖLKLINGEN en Sarre ou il a été transféré, il est arrêté à VALENCE en compagnie de René BERNARD, René FUHRMANN et François MARTON également réfractaires au STO, puis ils sont incarcérés par la Milice et la Gestapo à LYON. Après des interrogatoires musclés il est transféré au camp de COMPIEGNE-ROYALLIEU, puis le 27 avril 1944 dans le convoi dit « Des Tatoués » il est déporté successivement à AUSCHWITZ (Matricule 186363) BUCHENWALD (Matricule 52789) et FLOSSENBURG (Matricule 10162) Il est affecté au Kommando de la gare avec des détenus allemands, des officiers soviétiques, des polonais et des français. Il est le témoin de tous les convois de détenus et ceux assassinés au cours des transports ayant transité par la gare de FLOSSENBURG, de tous les convois de malades transférés pour être gazés ou assassinés à GROSS ROSEN, MATHAUSEN et autres. Il sera employé à la carrière de granit et au crématoire (Les détenus du Sonderkommando sont des témoins qui sont assassinés au bout de quelques mois) durant une journée grâce à l’intervention d’un interprète français Jean SCHMIDT affecté à la Kommandantur. Il sera libéré au cours de la marche d’évacuation dite « marches de la mort » par l’armée américaine. Il est décédé le 18 décembre 1990. ( voir : carte 1 , carte 2 )
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ROYER Albert , déporté il est décédé en juin 1967.
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TANNEUR Jeanne , née le 28 janvier 1911 à LIVERDUN, déportée à RAVENSBRUCK dans un transport parti de PARIS le 11 août 1944 (Matricule 61151) Elle est transférée successivement à TORGAU, Kommando de BUCHEWALD. Ce Kommando de femmes, situé à 50 km au nord-est de LEIPZIG, est ouvert en septembre 1944, le Kommando travaille pour une usine de munitions et d'explosifs. 250 détenus s'y trouvent en janvier 1945. Il est évacué sur RAVENSBRUCK puis à ABTERODE. Ce Kommando situé à 40 km au nord-ouest d'EISENACH en THURINGE est créé en octobre 1944 pour accueillir, dans une ancienne mine de potasse, une usine BMW fabriquant des pièces de moteurs d'avions. Un autre Kommando de femmes fabrique des explosifs. L'effectif y est de 230 hommes et 250 femmes au 31 janvier 1945, dont quelques français. Le site est évacué en mars-avril 1945, principalement vers BUCHENWALD. Elle est décédée en juillet 1979.
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SCHMIDT Robert , déporté aux camps du STRUTHOF et DACHAU, décédé.
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SCHMIDTT Jean , déporté à AUSCHWITZ (Matricule 186431) BUCHENWALD (Matricule 53942), FLOSSENBURG où il est employé comme interprète auprès de la Kommandantur. Il a œuvré inlassablement pour obtenir des affectations moins difficiles, compte des conditions climatiques, dont ont profité de nombreux détenus. Il est décédé.
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STEWART Jean-Claude , résistant il est arrêté par la Gestapo le 23 mars 1944 à CHABRELOCHE pour sa participation à un réseau de résistance, incarcéré à COMPIEGNE-ROYALLIEU il est déporté à AUSCHWITZ (Matricule 186440) par le convoi du 27 avril 1944 convoi dit « des Tatoués » puis il est transféré à BUCHENWALD (Matricule 53420). Le 09 juin 1944 il est transféré à SCHONBECK SUR ELBE d’où il s’évade le 14 avril 1945, il est repris et incarcéré au STALAG XI A d’ALTENGRABOV sous le faux nom de Jean DUPUIS. Il est décédé. (Ancien cadre des Aciéries).
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TEPUS Yvan , né le 12 octobre 1922 à NEBOZSE (Yougoslavie) à partir du camp de COMPIEGNE-ROYALLIEU avec le convoi du 27 avril 1944, convoi dit « des Tatoués » il rejoint le camp d’AUSCHWITZ (Matricule 186459) puis le camp de BUCHENWALD. Il est décédé.
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WINANDY Jean-Marie , né le 21 mai 1921 à POMPEY où il demeure 38 rue des Jardins à POMPEY. Il est arrêté le 2 mars 1943 et incarcéré à la prison d’Ecrouves le 9 mars 1943 sous le matricule 1826. Transféré au camp de COMPIEGNE-ROYALLLIEU le 10 mars et il est intégré au transport n° 93 du 16 avril 1943 à destination du camp de MATHAUSEN (Matricule 26 993). Il est décédé.
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3 - Déportés pour lesquels aucune information n’est connue :

FOULDRIN Raymond , déporté au camp de BUCHENWALD.
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Christophe MOUFLIN habitant POMPEY a accepté de recevoir le drapeau de l’Association qu’il présente à chaque manifestation patriotique.

 

 

blason de Pompey permettant le retour à l'accueil