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Mercredi 23 septembre 1939


........chers tous _ parents
.... - frère. sœurs -.

 

 

............Deux mots pour vous dire
de tout va bien et que j'ai reçu
3 lettres de vous en 2 jours -
............1 avant hier 21/9, écrite
par Jean le 15, il me dit qu'à Pompey
il y a aussi des canards (il ne faut pas
les écouter) et papa et maman y ont ajouté
un mot qui m'a fait bien plaisir, et
les 2 autres hier 22/9, 1 du 14
écrite par Suzanne et 1 du 17
écrite par Yvonne, lettre à laquelle est
jointe une prière, que comme
on me le recommande, je ne dirai

 

 

 

 

 

 

pas tous les jours !
.........Il y a eu des soldats à Pompey,
..........J'espère qu'ils ont été bien sages,
et qu'ils avaient un bon moral.

..........Monsieur Courtois(?) a donc "fignolé"
votre abri ; de cette façon vous pourrez
entrer dedans sans vous salir, et c'est
un grand avantage que vous avez sur nous
et puisque Jeannot a moins peur,
tant mieux encore.

.........Vous me donnez l'adresse de l'abbé
Ragage, très bien, mais je ne comprends
pas trop la Cne. Je lis Cne de Cent, et je
ne connais pas , c'est certainement
Cne d'engins d'accompagnement, je
lui enverrai un mot un de ces jours ;

.........Dites moi également si l'abbé Bévillon
est encore à Frouard ou à Merviller.

.........Marie Louise vous a prévenu qu'elle

 

 

 

 

 

recevait des nouvelles ; prévenez la
aussi, car j'ai l'impression qu'il y a
de nombreuses lettres qui ne lui sont pas arrivées.
.........Ainsi je lui demandais il y a longtemps
l'adresse d'Auguste Roch, et des nouvelles de
Madeleine, et elle n'en parle pas.
.........Vous mangez de la tarte aux quetsches
de Mont / Meurthe, ne vous en faites pas,
ici nous mangeons des quetsches de
B.....t [ndlr: Barst] , et il y en a. Ne vous en
faites pas pour les Russes qui sont entrés
en Pologne, c'est de la rigolade.
.........Vous me demandez encore si j'ai besoin
de quelque chose, non, pour l'instant
je n'ai besoin de rien, d'ailleurs je
préviendrai Maryse(1) ; nous n'avons
pas eu trop froid jusqu'à présent,
et le ravitaillement va très bien.
.........Quant à Pierre Lalliat et Jean Ponsot,

(1) Maryse est le nom affectueux que donnait Alexandre
à son épouse Marie-Louise.

 

 

 

 

 

 

ils ont plus de chance que moi, s'ils
sont dans la forêt de Warndt, car
ils sont en Allemagne.
.........Je vais vous laisser pour ce soir.
.........Je ne vous ai pas dit que nous
avons quitté nos emplacements de repos pour
reprendre les mêmes positions qu'au début.
.........Vous donnerez le bonjour, à toutes
les personnes de connaissance, et
je termine en vous embrassant
très fort.

..................Alexandre